| La construction
d’un lieu: anthropologie, politique et histoire de l’identité
communautaire à Tropea, XIXe-XXe siècle |
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Teresa Cupo
Ce project de recherche a le
but d’analyser les processus mis en action dans la construction
de l’identité. On veut dévoiler quelles sont
les stratégies rhétoriques qui permettent de «
provoquer » la naturalisation des sentiments de particularisation
locale. On va déterminer les procédés d’institutionnalisation
et d’objectivation de la culture, qui passent par l’
« essentialisation » et la manipulation d’objets
du patrimoine et de discours visant à créer l’unité
culturelle et historique d’un peuple. On va analyser ces thèmes,
pour le XIXe-XXe siècle, jusqu’à nos jours,
grâce à l’enquête ethnographique conduite
dans une petite ville calabraise de la province de Vibo Valentia
(Italie). Il s’agit de Tropea, commune de sept mille habitants
environ qui s’étend sur une superficie de quatre kilomètres
carrés. Son territoire municipal est situé sur une
terrasse rocheuse haute de cinquante mètres à pic
sur la mer et délimitée, sur les cotés (jusqu’au
XIXème siècle) par des murs d’enceinte. Sa situation
géographique a donc permis une expansion urbain qui s’est
effectuée uniquement à l’exterieur du vieux
bourg et loin de la mer, permettant ainsi la conservation d’un
centre historique compact. Ses vicissitudes historiques ont favorisé
l’installation d’un certain nombre de familles nobles,
qui ont gouvernées la ville et qui en quelque sorte maintiennent
leur position hégémonique. Dans la deuxième
moitié du XXème siècle a réussi de croiser
le boom du tourisme.
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